Mais les barreaux seront jamais assez larges pour m’empêcher de chanter.Mes mains seront jamais trop sèches pour trouer les murs colorier des fenêtres inventer des serrures.Mon âme se laissera pas manger pour le souper.Les bâtons seront jamais juste des bâtons.Les piliers se tiendront.Les baguettes magiques sont patientes, elles attendent entre les craques. Leurs flammèches finissent jamais de n’avoir pas commencé. Je serai jamais condamnée.Mes doigts passent trop facilement dans les interstices des grillages. Mes cheveux s’y prennent tout le temps, même ma tête les traverse entièrement. Je serai jamais condamnée au complet j’ai trop la foi plus grande que la panse j’ai trop une confiance de loup.

Mais les barreaux seront jamais assez larges pour m’empêcher de chanter.
Mes mains seront jamais trop sèches pour trouer les murs colorier des fenêtres inventer des serrures.
Mon âme se laissera pas manger pour le souper.
Les bâtons seront jamais juste des bâtons.
Les piliers se tiendront.
Les baguettes magiques sont patientes, elles attendent entre les craques. Leurs flammèches finissent jamais de n’avoir pas commencé.
Je serai jamais condamnée.
Mes doigts passent trop facilement dans les interstices des grillages. Mes cheveux s’y prennent tout le temps, même ma tête les traverse entièrement. Je serai jamais condamnée au complet j’ai trop la foi plus grande que la panse j’ai trop une confiance de loup.

(Source: feellng, via l-art-sauvera-le-monde)

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À “je me sens […]J’ai arrêté à “me sens”Soulagement.

À “je me sens […]
J’ai arrêté à “me sens”

Soulagement.

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"Alors je ne suis plus du tout à jour dans les téléséries américaines mais je m’appartiens davantage."

Une cowgirl en déconstruction

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"All she wantedwas to find a place to stretch her bonesA place to lengthen her smilesand spread her hairA place where her legs could walkwithout cutting and bruisingA place unchainedShe was born out of ocean breath.
I reminded her :Stop pouring so much of yourselfinto hearts that have no room for themselvesDo not thin yourselfBe vastYou do not bring the ocean to a river.”- Tapiwa Mugabe

"All she wanted
was to find a place to stretch her bones
A place to lengthen her smiles
and spread her hair
A place where her legs could walk
without cutting and bruising
A place unchained
She was born out of ocean breath.

I reminded her :
Stop pouring so much of yourself
into hearts that have no room for themselves

Do not thin yourself
Be vast
You do not bring the ocean to a river.”

- Tapiwa Mugabe

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"You’re as sick as your secrets, ladies."

La santé de n’avoir rien à cacher

Hatch.

Hatch.

(via whitedrops)

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Ton menu sous mes paupières

J’ai rêvé que ton congélateur était plein de crème glacée moitié chocolat moitié figue
Les deux saveurs séparées en plein milieu
Brun pâle et vert vomi
J’ai ouvert tous les contenants pour vérifier
Ça goûtait bon de savoir ce qui te fait plaisir ces temps-ci.
J’ai rêvé que ton frigidaire regorgeait de gnocchis aux épinards
Incongrus et vert pâle, ceux dont tu fabriquais la pâte à la mitaine sur le comptoir de mélanine de notre petite cuisine pognée.
Dans mon rêve tous les Tupperware de ton frigidaire étaient transparents j’ai pas eu besoin de vérifier pour que le vert de mes souvenirs avec toi

(piments grillés, plantes de jardin, aloès sur peau brûlée, cheveux chlorés, fils de câble cambriolé, chambre trop de fois peinturée)

Pour que le vert de mes souvenirs avec toi
Me saute dans la face.

Partout dans ton appartement vide trônaient des petits pots de céramique à-demi remplis de fromage parmesan
Tu devais jamais finir ton plat de pâtes le soir
Ou déjà préparer celui du lendemain
En tout cas ça a fait du bien d’être pas sûre mais d’avoir juste deux choix.
J’ai rêvé à ton estomac grand ouvert
Dans le mien on entend battre mon cœur
Ils ont faim de ton quotidien.

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"La semaine prochaine on est-tu mardi ou mercredi ?"

Une perdue dans le temps qui sait pas qu’elle est trouvée ailleurs.

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Pour faire l’amour mettre la haine et tes poches à l’envers.

J’haïs ça quand tu fais ton riche. J’haïs ça quand tu dépenses comme si l’argent existait pas comme si les arbres argentiers se déforesteraient jamais comme si les comptes en banque valaient pas grand chose. J’haïs ça quand tu fais comme si t’avais un million de coffres où piocher d’une main insouciante comme si tu voyais pas la différence entre le fond et le milieu comme si t’allais jamais piger dans tes réserves comme si le coussin était un pouf géant. Qui s’essoufflerait jamais. J’haïs ça me sentir comme un petit oreiller plat pis pas de taie du Dollorama à côté de toi.

Tu achètes notre literie à La Baie d’Hudson.
Tu la compares professionnellement avec tes moteurs de recherche haut-de-gamme pendant que mon intuition et mon besoin de peu soupirent dans un coin de la chambre. Ils haïssent ça autant que moi. Quand tu fais comme si toutes les autres alternatives en valaient pas la chandelle. Comme si c’était du sommeil pour les pauvres qu’on vendait dans les couettes de simple coton.

J’haïs ça quand on passe à la caisse pis que tu laisses la caisse te passer dessus comme si ça faisait pas mal nulle part. De te faire passer le rouleau malaxeur du compte chèques sur tout le corps. Comme si y’avait rien là des billets de cinéma à vingt dollars. Des billets de métro en vrac sans tarif forfaitaire un deux trois quatre peu importe faut qu’on se rende quelque part. On peut-tu aller au parc pis vivre quelque chose d’inachetable à la place. Han. Je peux-tu être un oreiller plat. Voudrais-tu être porte-feuille mou. On serait des petits jetons du bout du monde. On serait plus libres non.

J’haïs ça quand tu fais semblant d’être riche quand tu te procures des pantalons de laine d’agneau en spécial même pas spécial. Quand tu te félicites du rapport qualité-prix, quand tu dédaignes les friperies. Quand tu achètes des livres de poche neufs des livres grand format neuf (encore pire) quand tu remplis ton panier sur Amazon sans tendre la main aux tablettes de l’usagé une seconde. Allô je travaille dans une bouquinerie seconde main allô je recycle mes Kleenex et mes feuilles lignées t’as-tu le goût de faire semblant d’être pauvre deux secondes. Avec moi. M’accompagner sur le bord de la track un peu. Vivre dangereusement bien dangereusement low.

J’haïs ça quand tu fais la moue devant les couvertures de volumes un peu écornées devant les pages légèrement fripées j’haïs ça quand tu lèves le nez quand tu considères même pas que ça puisse être luxueux de s’offrir de la déchirure.
Avec moi mes doigts danseurs de rue mes habitudes de tounue.

J’haïs ça quand tu payes vingt-cinq dollars pour un bout de métal appui-déclencheur de caméra qui t’a coûtée un bras. J’haïs ça que c’en soit devenu tellement normal pour toi. J’haïs ça quand tu t’achètes des courroies d’explorateur extrême. Quand tu investies la valeur épicerie sur un bout de caoutchouc. J’haïs ça quand tu mets tout sur le dos du confort.
Le confort a le dos large.
Le mien, moins.

J’haïs ça quand tu fais semblant d’être riche.
Quand tu réfléchis pas une seconde avant de coucher 400 dollars sur la table. Quand chez le médecin privé tu sors ta carte sans trembler. Quand tu cries à la santé. Quand tu prônes à tout prix la sécurité. J’haïs ça que tu choisisses de nous vacciner en copies carbone, que tu veuilles même pas en discuter. Que tu dises je vais te le payer je vais te le payer bébé.
Je suis pas un bébé.
J’haïs ça que tu fasses semblant d’être un papa sucré.
Parce qu’en-dessous de ma croûte brûlée j’aime ça que tu prennes soin de moi.
Sous l’irritation, en-dessous des cloques que tes cartes de crédit me claquent j’aime tellement ça quand tu es là sans exagérer.
Quand tu existes à ta juste mesure. Simple et parfaite. Un onguent naturel.
Ça me calcine quand tu fais semblant d’être davantage.
Quand tu allonges les excès sur le centre de table sans grignoter les contours des nappes avec moi. J’haïs ça que tu payes des souliers de randonnée les yeux de la tête. C’est pour les pieds. J’haïs ça que tu penses que c’est de bien s’équiper que de tant dépenser. J’haïs ça que tu me vois comme une perdue dans’ rue parce que je pense différemment. Que je fais confiance aux deuxièmes chances. Que je choisis les dernières nouvelles au lieu d’investir sur la une.
Tu l’appelles la une je l’appelle la catastrophe. Tu l’appelles la une je l’appelle le 1 % le plus riche du monde j’aimerais pas être à sa place.

Mais quand tu achètes des guitares comme si t’allais en jouer chaque jour user chaque corde à l’excès donner la vie aux billets de banque invisibles que tu as brillamment échangés. J’haïs ça, ça me rappelle les vêtements que j’achète sans le vouloir et les paquets de bonbons que j’empile dans les tiroirs. J’haïs ça quand tu fais semblant d’être riche ça me fait penser que tu l’es pour vrai.

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Mes plans pour la vie : déplanifier la vie.

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Delicatessen.

Delicatessen.

(Source: albinoavalanche, via whitedrops)

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Être ou ne pas être là n'est pas une question.

Il écrit des choses qu'elle ne prend pas au sérieux, et qui le sont. Il lui fait des dessins.
- Qui refuse ? Toi.
- Qui refuse quoi ? Toi, tout.
- À qui ? À tout le monde (à moi).
- Quand ? En tout temps, en tout lieu.
- Comment ? En camouflant ce que tu es derrière ce que tu n'es pas.
- En quoi ? En subjectivisant ta subjectivité.
- Pourquoi ? Parce que tu es ce que tu es.
- En vue de quoi ? En vue de toi.
- Vers où ? Ver de terre.

On s’était connues et reconnues.

Sur un banc de parc. Près d’hommes âgés de femmes voilées de bébés emballés.
C. a rencontré N.
N. a reconnu C.
Et G. à travers ça.
Entre les lignes entre sourires soupirs yeux mouillés et barbeaux de plomb dans les marges, ça s’est souvent chuchoté.
C’est quand une personne c’est quoi un personnage dans le fond.
__

"J’étais une folle logique comme mon père, poétique comme ma mère."

C’est pour ça “qu’il faut me faire confiance même si je mens. Surtout si je mens.”

Ainsi “les petits mots sont tout ce que j’ai trouvé pour empêcher cette déchirure lente, cette fêlure du monde qui menace. Ce sont des prières, et des mensonges.”

Mais “ce qui est compliqué avec ce trop grand désir de simplification de la vie, avec ce grand désir de pureté qui me possède, c’est qu’ils engendrent un univers, mon univers, parallèle, où rien ne va de soi.”

Là, “j’aime et je crains les rites”, “un couvre-lit rouge usagé m’émeut” et “je fixe les yeux des gens sur les photos jusqu’à ce que les larmes me viennent.”

Sauf que “ce qui ne pèse pas, pèse quand même. Les paradis inventés pourrissent de l’intérieur. Et ce système parfait se détraque lui aussi.”

"Tout glisse sur elle, ou alors c’est elle qui glisse." La vie on dirait "une rivière sucrée, un ruban qui sort de son corps." Ça va pas tant tout le temps. L’éclat est parti se coucher longtemps. "Elle est comme un bateau pris dans un calme plat, attendant un souffle de vent qui l’aiderait à repartir. Alors elle cherche la trace de ceux qui criaient sous la pluie froide."

Et bientôt, ça luit pas plus mais mieux.

"Il n’y a personne pour dire qui peint quoi. Peindre devient quelque chose à soi."

Et “elle raconte à qui veut l’entendre qu’elle est allée passer son bac pieds nus. Jusqu’à l’automne elle marche pieds nus pour toujours.”

Comme moi.

Mercredi soir ordinaire.

Une voix a invité
À entrer en amitié avec cette bedaine qui respire.
Dans la salle d’un troisième étage familier
J’ai couché les cinq falafels du souper
Ils rebondissaient en maudit.
J’ai aussi bordé l’huile du kale
Elle coulait encore.
Après j’ai caressé les joues des parasites que je traine depuis l’Afrique
Ça peut aller je leur ai dit, ça peut aller mes petits tout croches d’amour.
Dans la salle d’un troisième étage
Une voix a proposé d’entrer en relation dégagée avec la vie
Et les yeux fermés les doigts fripés les gestes lents
J’ai détaché le cordon entourant la bedaine pulsante
Dans ma petite robe gris clair.

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Toi et moi.

Toi et moi.

(Source: see-what-eye-see, via demi-maux)

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