"Je lis pour me sentir en osmose avec l’humanité."

0 notes

(Source: chacoco, via lajoiedespetiteschoses)

7,265 notes

Sensiblissisme.Ça ressemble à sublime.Des fois déprime.Mais jamais frime.

Sensiblissisme.
Ça ressemble à sublime.
Des fois déprime.
Mais jamais frime.

(via aucunregret)

47 notes

C’était la fois.

Tu sais la fois où comme jamais tu ne fais, la fois où tu mentais.
La fois comme les fois qui jamais n’arrivent avec toi.

Celle où tu rougissais tes mensonges et rougissais par-dessus ton rougissement fâché après toi-même de rougir ton rougissement qui te faisait rougir l’écoeurant.
Le chateau de cartes de gêne dans ta face.
Et tes orteils en compote au bout de la table. Le disaient. C’était la fois où tu mentais.
Ton attention d’étudiant trop attentif en fin de session par une journée d’hardcore printemps où tout le monde est déjà en vacances où le soleil joue à la tag-barbecue avec ta motivation, ton attention d’étudiant anormalement vive à neuf heures du soir sur ton écran d’ordinateur figé sur tes notes de cours normalement plates.

C’était la fois où tu riais comme un petit gars les culottes à terre sur la terrasse d’en-arrière.
Pogné à jouer avec son pénis.
Quand maman avait demandé d’aller chercher dans le jardin du basilic.
Deux trois queues de menthe si tu les trouves
Une tomate quand tu reviendras
Mais tu t’es attardé en chemin
On t’a pogné les culottes à terre, fâché de pas pouvoir les baisser dans le salon au vu et au su de tous
Gêné d’avoir tout le temps envie
De pipi et autre chose
Qui ne se disent pas les culottes à terre même si c’est là qu’on les voudrait en tant que petit gars gêné, nulle part ailleurs. Surtout pas ceinturées aux hanches. Pognées dans l’entre-jambes.
C’était la fois où tu étais un petit gars souvent retenu qui riait jaune moutarde.
Ça fittait avec tes joues ketchup.
Pis tes pieds vireraient bientôt au vert à force de se crisper pour se taire.
Se peut-il que t’aies envie de jouer à la tag-barbecue du mensonge plus souvent, aux devinettes d’expressions faciales plus sérieusement.
Mens-tu dans ta tête des fois.
Parce que ton corps parlait particulièrement fort la fois où te rappelles-tu tes lèvres ployaient sous la morsure de tes canines du bas.
Il fallait. Les faire. Se taire.
La fois où tes épaules rentraient trop en-dedans. Il fallait freiner les niaiseries que ton cœur aurait pu avouer. Les cœurs aiment ça dire la vérité. Les corps c’est une autre histoire, les corps s’engoncent en croyant se protéger. Ils se croient puissants en détenant la vérité comme une otage adolescente russe dans un sous-sol encastré.
La vérité est alors une jeune femme blonde.
Les cheveux sales.
Triste.
Muselée.
La peau comme une lumière passée au tamis.
Je parle de la fois te souviens-tu la fois, où tu mentais, la seule des deux fois de toute la vie parce que tu mens jamais tu es trop près des adolescentes violentées de ton cœur pour ça.
Ton père t’a appris l’honnêteté.
S’il t’avait vu les indices du corps tu l’aurais fâché cette fois-là.
Avec tes petits cheveux que soudain t’aurais aimé beaucoup longs beaucoup plus utiles et pertinents n’est-ce pas.
Ta barbe que t’aurais donc aimé pas tout juste rasée pour ton travail d’homme courtois qui fait plaisir aux yeux.
T’aurais aimé ça cette fois-là que ta barbe ne fasse pas plaisir, mais fasse ce qu’elle avait à faire.
Cacher.
Sauf que je la trouve belle moi ta barbe.
Naturelle.
Laissée-allée.
J’aime ça moi quand t’es pas rasé depuis une semaine.
Je t’aurais fait l’amour sans cesse moi sur les crottes de vache en Inde. Quand ta barbe était vieille de cent ans sans qu’elle ne cherche à camoufler une miette une seconde.
Te rappelles-tu ce soir-là tu t’étais rasé t’avais pus rien pour cacher ce que t’aurais voulu cacher.
Tes menteries.
Que tu contes jamais.
Les mensonges.
Que tu n’abordes pas.
Tu es un matelot, un soldat.
Tu veilles au large, tu es sensible, ton cœur abrite une vérité que jamais JAMAIS je n’ai besoin ni envie de questionner.
Du coup pour honorer les mers et les intempéries, j’ai décidé de danser avec tes soubre-sauts de vie
Et peindre le bord de tes cheveux trop délimités en huile acrylique présentable en galerie d’art contemporaine (dire le e)
Écrire ton bord de bouche pincé
Ton rire d’enfant affronté
Tes muscles d’épaules étrangement repliés
Ton silence forcé
Tes « je m’en fous j’ai rien à cacher j’te le dirais bébé »
Cette fois-là je suis sûre que tu t’en souviendras j’ai décidé de peindre surtout ton « je m’en fous ».

0 notes

Une mouche qui volerait sans voler

Si tu étais une mouche
Je te laisserais voler. Vrombrir des ailes. Frotter tes fausses mains ensemble. Buzzer ta vie avec ardeur.
Tu volerais en bruissements.
En clappements.
En cillements.
Et devant tes crissements mes dérangements n’iraient
Pas
De soi.
J’aurais les piquants en berne.
Je te laisserais vaquer à tes trajets. Ils seraient complexes et énergivores. Je les recevrais sans les comprendre. Les entendrais sans les décrypter. Je me rappellerais avoir assassiné une mouche une fois dans une retraite de silence et d’amour bienveillant et de voeux de non-violence absolue
Et je mettrais le passé au service du présent je te laisserais
Voler en paix.
Même que je tendrais l’oreille à tes séjours et tes dérapages. Je les trouverais beaux par bouts, grisants par d’autres, pas pires ou mieux qu’ailleurs. Tu aurais le droit à tes découvertes spatiales. Je t’écouterais tranquillement me voler dans l’air que tu me volerais pas vraiment puisque je t’écouterais le faire honnêtement.
Je veux dire : voler, sans voler.

Si tu étais une mouche i would naturally care while not to care, je te laisserais faire tous les rhizomes du monde dans l’air, je te permettrais l’espace au complet
J’en tremblerais parfois, tu me séismerais jamais
Tu t’accosterais parfois, ne collerais jamais.
Si tu étais une mouche bruyante et retentissante
Je lirais doucement
Je poursuivrais mon histoire
Et progresserais dans mes postures
Je te laisserais voler et retentir, libre de faire sans me défaire
Je danserais sans peine dans les sons de tes ailes en colère
Comment ça donc qu’alors j’y arriverais.

Si tu étais une mouche
Je penserais pas une miette que tu puisses transporter des virus des maladies ou des yeux en forme de bullets à me shooter dans le cœur
Si tu étais une mouche tu zigzaguerais le ciel ou découperais la chambre
Je me coucherais dans le gazon ou en étoile sur le lit, les bras larges et les jambes pas gênées de leurs poils et mouvements
Je ferais ce que je fais
Dans la vie
Je prendrais l’espace qui me revient dans cette vie ni plus ni moins juste simple et parfait et ton bourdonnement de mouche serait un bruit ambiant
Latéral, littéralement
Pas particulièrement beau ni laid, pointu ou lancinant
Il n’y aurait pas de problème dans l’air ni de souffrance ralliée à l’énervement
Il n’y aurait pas
D’irritant
Juste
Une mouche
Dans l’air
De la petite chambre ou du grand parc
Dont on partagerait l’espace pas vraiment également mais équitablement surtout sereinement de mon bord en tout cas.

Si tu étais une mouche tu pourrais aussi être un chaton
Tu miaulerais comme une pointe de ciseaux et tu pisserais partout sur mes vêtements et tu laisserais ton poil collant en intention de cadeau sur le lit blanc et tu me retiendrais et tu ferais des niaiseries avec tes pattes de bébé-chat innocent tu déchirais les rideaux avant de grimper dedans tu courrais d’un bord de l’autre de l’appartement les planchers craqueraient sans arrêt
Et je te laisserais
Faire
Tu serais un chaton
Qui fait ce qu’il fait
Dans la vie
Je penserais spontanément aux mots de K.
They’re gonna do what they’re gonna do
Un chaton
Une mouche
Ou un pinson qui poinçonnerait haut et tôt des fois du beau des caresses des fois des fausses routes des pincements mais en général je trouverais ça juste la mélodie générale que c’est.
Tu serais un bruit, un geste, un chaton inoffensif enfermé dans un oisillon qui piaille sa vie dans toutes les rues de la ville pour des vers de terre avec lesquels survivre, grandir, murir et devenir un oiseau qui bientôt chanterait différement.
Tu pourrais même être un être humain qui pianote du crayon qui tape du pied qui chuinte des lèvres qui respire mal la nuit. Tu serais un être humain qui tousse sans cesse dans un théâtre muet. Tu serais la sans-abri qui vient toujours à la librairie qui achète jamais rien qui fourre ses doigts tristes dans la douceur des pages et ses oreilles brunes dans le berceau des écouteurs et ses besoins non-comblés dans le sélection de films usagés.
Tu pourrais être une mouche un oiseau un chat un humain autre que
Toi
Mais tu es
Toi
C’est plus dûr dans ces cas-là.

3 notes

La tenue parfaite. Le monde entier sans rien en-dessous.

La tenue parfaite. Le monde entier sans rien en-dessous.

(Source: verluste, via mymorningroutine)

18,118 notes

J’ai lu un beau livre.Il parle de doigts dans la gravelle et de diamants aux reins.De Marilyn Monroe de Van Gogh de Fred Astaire.Il parle surtout de tentatives de beau.De vêtements rafraîchissants de choses à prendre dans ses mains, d’amour profond et simple. Au gré, au vent.Dedans il y a des enfants mais des adolescents mais des adultes, mais nous.Dedans il y a des choses comme ça qu’il me tente d’offrir ici des fois :“Joins tes mains et fais tes prières.Je vais rôder dans ta cour toute ma vie.Je vais sauter dans ta cour.Le reste de ma jeunesse.C’est moi la plus belle.Tiens-toi-le pour dit.Je me fais les jambes à l’épluche-carottes.Juste pour toi.Je vais plus transpirer.J’ai trouvé la solution.Le soir, avant de me coucher, je vais mettre mes robes au frigo.Dans le tiroir des pommes que mes parents ouvrent jamais.Pis quand je vais me lever, mes belles robes de princesse vont être fraîches. Je vais commencer mes journées en beauté. Sans transpiration. Merci le frigo.Le matin je vais enfiler ma robe fraîche.Je vais croquer dans une pomme froide.Je vais cracher des pépins dans les nids-de-poule de ta cour.Je vais passer la journée à attendre que le pommier pousse.Le soir, je vais grimper dedans.Je vais passer la nuit à te veiller.Je vais agiter mon branchage contre tes vitres, au cinquième étage de ton immeuble.Comme si je passais la main dans tes cheveux fous.Je vais te nourrir de pommes chaque matin.Je vais fracasser les vitres de tes fenêtres avec mes pommes pas encore mûres. Trop dures.Pour que mon vent entre chez toi.Et que je ne laisse pas ta vie intacte.Comme tu ne laisses pas la mienne intacte.”C’est pas si pire que ça non. C’est merveilleux quand même oui.

J’ai lu un beau livre.
Il parle de doigts dans la gravelle et de diamants aux reins.
De Marilyn Monroe de Van Gogh de Fred Astaire.
Il parle surtout de tentatives de beau.
De vêtements rafraîchissants de choses à prendre dans ses mains, d’amour profond et simple. Au gré, au vent.
Dedans il y a des enfants mais des adolescents mais des adultes, mais nous.
Dedans il y a des choses comme ça qu’il me tente d’offrir ici des fois :

“Joins tes mains et fais tes prières.
Je vais rôder dans ta cour toute ma vie.
Je vais sauter dans ta cour.
Le reste de ma jeunesse.
C’est moi la plus belle.
Tiens-toi-le pour dit.
Je me fais les jambes à l’épluche-carottes.
Juste pour toi.
Je vais plus transpirer.
J’ai trouvé la solution.
Le soir, avant de me coucher, je vais mettre mes robes au frigo.
Dans le tiroir des pommes que mes parents ouvrent jamais.
Pis quand je vais me lever, mes belles robes de princesse vont être fraîches. Je vais commencer mes journées en beauté. Sans transpiration. Merci le frigo.
Le matin je vais enfiler ma robe fraîche.
Je vais croquer dans une pomme froide.
Je vais cracher des pépins dans les nids-de-poule de ta cour.
Je vais passer la journée à attendre que le pommier pousse.
Le soir, je vais grimper dedans.
Je vais passer la nuit à te veiller.
Je vais agiter mon branchage contre tes vitres, au cinquième étage de ton immeuble.
Comme si je passais la main dans tes cheveux fous.
Je vais te nourrir de pommes chaque matin.
Je vais fracasser les vitres de tes fenêtres avec mes pommes pas encore mûres.
Trop dures.
Pour que mon vent entre chez toi.
Et que je ne laisse pas ta vie intacte.
Comme tu ne laisses pas la mienne intacte.”

C’est pas si pire que ça non. C’est merveilleux quand même oui.

0 notes

"Quécéquidit ? Quécéquiveutdire ?
Ce qui me fait le plus freaker, c’est ça : notre frénétique et incessante quête de sens. Notre empressement à fabriquer du sens tout le temps, à le shooter partout comme de la marde et, bien sûr, à s’irriter du moindre contresens."

Fouglia, justement fou.

0 notes

"

En hébreu, milat signifie

la coupure.

Bien que l’expression complète soit brit milat, qui veut dire

l’alliance.

"

Un rabbin, collectant les bouts.

0 notes

Des fois des bourgeons à la caisse d'une bouquinerie

- Le printemps.
- Oui.
- Ça fait du bien à l'âme.
- Et à l'écorce.
0 notes