"Stay on the highway of yourself."

M.

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The dust has come to sing.

- What you doing in there ?
- Driving.
- Where you driving to ?
- Just driving.

"Endure what cannot be cured and cure what needs not to be endured."

Iyengar et le yoga qui déborde

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Profession : existation.

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M.

Parler de sourire l’a fait pleurer
Parler de photos de bébés l’a fait regretter sa bicyclette
Elle l’utilise dans sa tête, elle se rend loin assise dans une chaise de salle d’attente
Je vois la sueur perler aux coins de ses yeux
Elle prend ses efforts pour des larmes elle les attrape du bout de la langue si elle était pas déjà rendue aussi loin elle dirait qu’ici ça goûte bon.

Parler de miettes de muffin l’a fait douter de la confiance qu’on lui sert pour dîner
Parler d’un verre de lait complet l’a fait penser à l’estomac d’une fille de treize ans 
En parlant d’un hamburger elle a comparé la boulette à un coup de pied en pleine face
Et le bun bread à un back-stabbing en plein coeur
Ça va loin mais de très près.

Parler de Boost l’a fait penser à l’heure qui passe trop vite
Et un bout de fromage l’a fait regretter la minute qui passe très lentement.
Parler de résistance aux règlements l’a fait penser à sa soeur qui téléphone pas. Son fils qui revient jamais de Toronto. Sa petite-fille qui reste juste trois heures par semaine.
Parler de portions normales de spaghetti à la viande l’a fait penser à des papillons tous uniques à leur manière
Elle les a échappés dans l’air avec ses yeux
On aurait dit que ses pupilles voulaient les conserver intacts pour toujours
Les pâtes avec les papillons
Même affaire dans le fond.

Parler de nouveauté lui a rappelé son souper de la semaine passée
Elle l’a décrit comme si c’était hier ou demain.
Elle est pas là elle est là-bas. Elle se cache je la trouve des fois.
Comme là, quand parler de tristesse l’a fait ajuster l’attelle autour de son coude blessé
Quand entendre une parole d’espoir la fait pleurer de rien comprendre de l’histoire
Quand se faire tendre la main la pousse sur la balance
Et remplir d’une prune le trou de sa manche lui parait la réponse aux questionnements sur le vide en-dedans
Elle se cache dans ses murmures je la trouve sous sa casquette tombante des fois
On avait dit de faire un demi-sourire et elle a dit si tu ris tu perds.

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Et la forme le fond qui remonte.

Et la forme le fond qui remonte.

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Poudre à pâte de peau

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Des fois si j’ai peur de trop pouvoir
De trop tout le temps tout de suite avoir
Quinze sortes de relish trois rangées de yogourts le même gilet fois mille les chaises pliables de l’arc-en-ciel les théières portables du monde entier les glacières multi-taskables
Qui rentrent dans ta sacoche ou ton coffre d’auto ou ton rack à vélo
Si j’ai peur du tout le temps trop
J’aurai peut-être peur du pas souvent assez
C’est plus simple de n’avoir rien quand on veut tout.
Sauf qu’on amène pas l’océan au ruisseau. La noisette à la grappe. La bibliothèque dans un coin.
Des fois si j’ai peur de trop vouloir de tant pouvoir si j’ai peur du grand champ des possibles en perpétuelle friche, je m’arrangerai en moi-même. Je me ressourcerai à ma source, c’est correct mes fontaines se renouvellent. Je me noierai jamais au complet j’ai des bords de rivière partout dans le corps.
Je me le promets.

Si je manque d’air pur j’irai m’acheter une tente oxygénée. Je me la planterai au plexus. Je ferai du camping sauvage mon cœur sera le terrain le plus accueillant de la place.
Les roches se géreront d’elles-mêmes, j’aurai rien qu’à prendre soin des cailloux.

Si je manque de pain frais je me ferai pousser du blé sur les bras. Je le récolterai avec une pince à épiler. Ça goûtera le doux parfum de mes épis blonds.

Si je manque d’eau fraîche je partirai le bain dans mon ventre. J’embrancherai le robinet à mon nombril. Je boirai la mer de mon liquide lymphatique. jusqu’à satiété. J’aurai tout ce qu’il faut mais si jamais je me permettrai d’acheter de l’eau embouteillée au dépanneur. Juste cette fois-là, je m’en voudrai pas. 
Pas une goutte.

Si j’en viens à manquer de système immunitaire j’emprunterai des plaquettes à la bibliothèque. J’arpenterai tous les rayons, les mains à l’affût les yeux ouverts jusqu’au cou. Je choisirai tout ce qu’il y a de mieux je prendrai tout ce dont j’ai besoin. Je me priverai pas une ligne. Si je manque je créerai. Ce sera déjà ça d’investi.

Si je manque de joie je creuserai un puits de farandoles dans mon mal. Il se situe au niveau de mes épaules, il se poursuit au fond de mes trompes de Fallope, galope parfois jusque derrière mon estomac. Je creuserai tranquillement ce qui s’entame déjà. Ça remplira mon mal de mon bon.

Si je manque de melons. Au déjeuner. J’en ferai pousser. J’ai avalé assez de pépins pour que ça tourne rond. Mon jardin secret dépasse les bornes. Les pastèques débordent, c’est rendu qu’il faut les cueillir à ma gorge. Ça me dérangera pas. Je saurai comment faire ça. Tout est déjà là. J’aurai qu’à tendre le gant pour que la main se donne. Je préfère être pas mal sûre de ça. En tant que marachaire qui se respecte. Qu’humaine qui se donne à elle-même qui pige dans sa propre banque alimentaire.
Dans le sens agréable de la pauvreté je parle.

Si je manque de toit stable j’aurai juste à défaire un bout du plancher. Le porter à bout de bras en haut de ma tête. Attendre que le matériel grandisse de lui-même. J’aurai juste à prier assez, d’habitude ça fait la job de rénovation.

Si je manque d’étoiles je les pigerais dans mon visage. Avec mon doigt je tracerai des constellations avec mes tâches de rousseur. Mon nez deviendra la lune et j’allumerai le soleil dans mon front. Les étoiles s’éteindront même pas quand le jour s’allumera. Question d’être sûre que j’en manque pas encore demain.

Et si je manque de mains j’irai me promener dans le bois. Je m’orienterai à l’aide du ciel qu’on verra toujours en levant les yeux. À travers la luette de ma bouche toujours entrouverte. Si je manque de mains je suivrai la piste de la mousse sur les troncs de mes intestins. Ma flore intestinale me dira quand tourner quand rester quand continuer. Elle me guidera vers les bons arbres. J’en décrocherai les feuilles qui ressemblent le plus à cinq doigts autour d’une paume.

Si malgré mes nouvelles mains il m’arrive de manquer de pouces, j’arroserai mes gros orteils. En sachant. Qu’ils m’offriront. Des bébés. Je les collerai avec de la salive aux pouces qui me manquaient. Les ongles prendront exemple les uns sur les autres, le moignon se refermera en s’ouvrant je sais c’est compliqué l’important c’est qu’au niveau du fournisseur on puisse aussi en parler en terme de bénéficiaire. 

Je saurai pas toujours quoi trouver mais je saurai comment le chercher.
Si j’en viens à manquer de protéines animales j’inventerai un zoo avec des bêtes en biscuit soda. Des lions à la croute Graham. Des craquelins de lin au chimpanzé. Je les croquerai un à un en commençant par les coins, cheminant doucement vers le milieu. Personne ne me dira comment faire, comment
mieux
ou
ne pas
le faire.
Ça fournira tous les nutriments essentiels à ma croissance d’être humain complet.
Je me compléterai moi-même.
Et mes chats intérieurs miauleront à l’aube
Je serai bien d’avoir co-fondé le matin.

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"I lay back in my chair while my left foot beats time in a new rhythm."

Christy Brown qui me touche mon coeur jusqu’au bout de la main gauche

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"Answers interrupt questions."

Michael Stone, davantage nuage que pierre

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Mais les barreaux seront jamais assez larges pour m’empêcher de chanter.Mes mains seront jamais trop sèches pour trouer les murs colorier des fenêtres inventer des serrures.Mon âme se laissera pas manger pour le souper.Les bâtons seront jamais juste des bâtons.Les piliers se tiendront.Les baguettes magiques sont patientes, elles attendent entre les craques. Leurs flammèches finissent jamais de n’avoir pas commencé. Je serai jamais condamnée.Mes doigts passent trop facilement dans les interstices des grillages. Mes cheveux s’y prennent tout le temps, même ma tête les traverse entièrement. Je serai jamais condamnée au complet j’ai trop la foi plus grande que la panse j’ai trop une confiance de loup.

Mais les barreaux seront jamais assez larges pour m’empêcher de chanter.
Mes mains seront jamais trop sèches pour trouer les murs colorier des fenêtres inventer des serrures.
Mon âme se laissera pas manger pour le souper.
Les bâtons seront jamais juste des bâtons.
Les piliers se tiendront.
Les baguettes magiques sont patientes, elles attendent entre les craques. Leurs flammèches finissent jamais de n’avoir pas commencé.
Je serai jamais condamnée.
Mes doigts passent trop facilement dans les interstices des grillages. Mes cheveux s’y prennent tout le temps, même ma tête les traverse entièrement. Je serai jamais condamnée au complet j’ai trop la foi plus grande que la panse j’ai trop une confiance de loup.

(Source: feellng, via l-art-sauvera-le-monde)

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À “je me sens […]J’ai arrêté à “me sens”Soulagement.

À “je me sens […]
J’ai arrêté à “me sens”

Soulagement.

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"Alors je ne suis plus du tout à jour dans les téléséries américaines mais je m’appartiens davantage."

Une cowgirl en déconstruction

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"All she wantedwas to find a place to stretch her bonesA place to lengthen her smilesand spread her hairA place where her legs could walkwithout cutting and bruisingA place unchainedShe was born out of ocean breath.
I reminded her :Stop pouring so much of yourselfinto hearts that have no room for themselvesDo not thin yourselfBe vastYou do not bring the ocean to a river.”- Tapiwa Mugabe

"All she wanted
was to find a place to stretch her bones
A place to lengthen her smiles
and spread her hair
A place where her legs could walk
without cutting and bruising
A place unchained
She was born out of ocean breath.

I reminded her :
Stop pouring so much of yourself
into hearts that have no room for themselves

Do not thin yourself
Be vast
You do not bring the ocean to a river.”

- Tapiwa Mugabe

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"You’re as sick as your secrets, ladies."

La santé de n’avoir rien à cacher

Hatch.

Hatch.

(via whitedrops)

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